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Beatrix von Conta
© Beatrix von Conta
Courtesy galerie Le Réverbère, Lyon
Bilingual : French / English

 

En 1976 Jean Dieuzaide lui offre sa première grande exposition personnelle à la galerie du Château d’eau à Toulouse. Après plusieurs années consacrées au reportage d’investigation, aboutissant en 1980 à une exposition au Musée Nicéphore Niépce et en 1982 à la publication du livre Un enfant ne tombe pas du ciel chez Dumont à Cologne, elle commence à colorier ses images avec des albumines. Le paysage devient alors son sujet principal.
Son travail photographique est depuis traversé et nourri par la question de l’évolution du paysage et de sa mutation plus ou moins violente, qu’il s’agisse des lieux dévastés par des catastrophes naturelles, comme le massif de la Sainte-Victoire brulé lors de l’incendie de 1989, abordé dans SAINTE-VICTOIRE (1988-1994) et publié en 1999 par Images en Manœuvres Éditions à Marseille, par les ravages de la guerre 14-18 VOIS-LA(1992/1993) également au cœur de RECONNAISSANCES (1989/1990), montré aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles en 1992, lui permettant d’entrer à la galerie Le Réverbère la même année ou par le chamboulement insensé qu’engendrent les chantiers gigantesques comme ceux de la construction du « Grand Littoral » à Marseille, INDELEBILE (1996), ou du « Grimaldi Forum » à Monaco, EN FER (1998/1999). Dans coupures/reprises (2007) réalisé à Beauvais dans le cadre d'une résidence initiée par l'association Diaphane, exposé lors des Photaumnales en Septembre 2007 et édité sous le même titre aux éditions Créaphis avec un texte de Jean-Pierre Nouhaud, elle scrute le tissu urbain d’une ville dont le centre a été détruit à 80% par les bombardements allemands de 1940. La question de la mémoire du paysage sous-tend les trois années consacrées à l’Observatoire photographique des paysages de Vanoise (2006-2008), commande du Parc Nationale de la Vanoise et premier observatoire photographique en altitude en France, exposé à l'Espace Malraux à Chambéry en 2009. TEL QUEL, exposé au salon Paris-Photo en 2002, 2003 et 2004 est une suite d’images de rencontres paysagères, commencée en 1999 et qui se construit librement au fil des années et des déplacements.
Une résidence de création (programme Écritures de lumière) au lycée professionnel Clément Ader de Samatan en 2009, aboutit en avril 2010 à l’exposition de Surfaces de contact à Samatan, dans le cadre de la manifestation Cheminement (Centre Photographique de Lectoure). La même année, son travail sur Timisoara, Destinations Europe, sera montré à l’aéroport Beauvais-Tillé dans le cadre des Photaumnales de Beauvais et ensuite dans le cadre du OFF des RIP Arles. Lors d’une mission que lui confie le Grand Lyon en 2010, elle réalise Les infiltrés, travail sur la présence végétale dans l’espace urbain. En 2010-2011, invitée en résidence de création à lux – Scène Nationale de Valence (Programme Écritures de lumière), elle crée AQUA, exposée à lux en 2011. La même année, la galerie Le Réverbère montre Timisoara, entre gris et vert dans l’exposition Photographies en résidence. Invitée aux Rencontres Internationales de la Photographie en Gaspésie/Québec, elle commence une résidence qui s’est poursuivie en 2012 et dont le travail Le Grand Écart sera exposé à Paspébiac en Gaspésie en 2013. En 2012, sous le titre Le Goût de la Nature, elle installe à l’Espace Croix-Baragnon à Toulouse des fragments multiples de son travail et dans Traversées paysagères à l’Espace Malraux à Chambéry une mini rétrospective retrace dix ans de photographies. Deux résidences de création continuent à creuser la problématique de l’eau, Au bord des eaux mêlées dans le cadre de lux– Scène Nationale de Valence /Valdac, exposée à la galerie du Théâtre à Privas en mars 2013 et Dérive des Rives, résidence photographique itinérante sur le Rhône,  dans le cadre du « Programme Opérationnel Compétitivité  Régionale Rhône-Alpes ». 
Elle suit ces temps-ci la fin de la construction du barrage sur le fleuve Rizzanese en Corse et continue d’explorer l’univers des barrages en France dans son travail L’EAU BARREE, commencé il y a dix ans, pour lequel elle a reçu en 2011 une Bourse d’Aide individuelle à la création / DRAC Rhône-Alpes. Elle a également été finaliste du prix « Talents Contemporains - Talents d’Or » de la Fondation Schneider pour le même travail.

Les œuvres de Beatrix von Conta ont été acquises par les collections publiques, Fonds National d'Art Contemporain, artothèques, musées, ainsi que par les collectionneurs, en France et à l'étranger.



Beatrix von Conta was born in 1949 in Kaiserslautern in Germany, where she studied art and literature before moving to Aix-en-Provence in 1975 to work as a photographer. She now lives and works in Toulon.
She had her first major exhibition in 1976 at Jean Dieuzaide's Château d’Eau gallery in Toulouse. She also co-founded the monthly journal of film, photography and literature entitled Clair-Obscur, in Aix-en-Provence.
Several years of investigative reporting resulted in an exhibition at the Musée Nicéphore Niepce in 1980 and the publication (by Dumont in Cologne) of the book entitled Un enfant ne tombe pas du ciel in 1982, followed by a travelling exhibition in the FNAC galleries. She then began to use albumin to colour her photographic work, and the landscape became her principal subject. A commission from the Ledoux Foundation on the Royal Saltworks of Arc-et-Senans in 1984 led to the publication of the project by Hazan, in 1989.
The Reconnaissances series, created at the suggestion of Vincent Cordebard and exhibited at the Rencontres Internationales de la Photographie in Arles in 1992, gained her entrance to Le Réverbère gallery the same year. The work on the "Sainte-Victoire" mountain that she exhibited in 1994 with Vois-là at Le Réverbère, and in 2000 at the Musée-Château in Annecy, was published in 1999 by Images en Manœuvres Éditions in Marseille.
Beatrix von Conta designed the scenography for two large exhibitions assembling several major series: L’Écorce du Temps at the Toulon Art Museum in 2001, and Le Temps inscrit at the Musée du Revermont in Cuisiat in 2003.
In late 1999, simultaneously to the creation of Espace de culture (a project blending colour, black and white, painting and literature), and to "prepare" for the year 2000, Beatrix von Conta began work on the Tel Quel series, in "real" colours, exhibited at Paris-Photo in 2002, 2003 and 2004.
In 2000, going against the general trend of fireworks and festivities, the Albédo association in Marseille asked three artists from Le Réverbère gallery—André Forestier, Lionel Fourneaux and Beatrix von Conta—to produce photographic work on the theme of memory, based on the former internment and deportation camps at Milles, near Aix-en-Provence : A vous, strict maximum was presented at the FIAC in 2001, and in the framework of "L'été photographique de Lectoure" in 2003. Her "Vues volées" in black and white, the result of a commission from the Museum of Barcelonnette, were presented there in 2004, and at the gallery in 2006, in La montagne en vues.
In 2004, her exploration of the notion of the "cliché" (another venture with "Albédo") led to the creation of the Miroirs aux alouettes, parts of which now feature here to celebrate Le Réverbère's 25th birthday.
In 2006, Beatrix von Conta received a 3-year commission for prospective work with the Photographic Observatory of Landscapes in Vanoise.
In addition to her photographic work, she intervenes in schools on a regular basis, convinced of the need to train and heighten perception in the face of a changing world.
photographies
publications